Ce n’est qu’à la fin du XIXème et au début du XXème siècle que dans les zones rurales, tout le monde ou presque abandonne la fabrication familiale du pain.
La mécanisation, les divers progrès dans la production des céréales et des farines ont fait en sorte que, désormais le boulanger est le maître du pain.
Mais attention, car ce pain reste quelque chose de fondamental, d’indispensable voire d’obligatoire dans l’alimentation du citoyen. Et il est hors de question de laisser ce commerce sans contrôle.
Comme on peut le voir sur l’arrêté daté 21 Novembre 1912, François de Lauzon maire de Saint Martin Lars ne plaisante pas avec le pain.
En particulier, c’est une marchandise qui doit être vendue avec un poids exact et la différence entre le poids réel et le poids demandé doit être compensé par un morceau de même qualité.
C’est ce « morceau» qu’on appelait la pesée.
Combien d’enfants sont redevables d’un plaisir gourmand à cette législation. Surtout quand la boulangère prenait la pesée dans un pain du jour, bien frais, bien chaud. Il ne fallait pas toucher au pain de quatre livres (ou de six livres) mais déguster la pesée en rentrant à la maison faisait partie du privilège du commissionnaire !
Sources : Archives départementales de Vendée Délibérations municipales